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RS - Article BioContact mai 2010

Si la respiration est l’expression de notre état d’être, à quoi ressemble-t-elle dans le bien-être ? Et dans le mal-être ? Comment la respiration spontanée peut-elle nous aider à effectuer un pas sage vers le bien-être, la santé, et à libérer la joie ? Et qu’est-ce que le bien-être exactement ?

IMG 1074 copieLa respiration « bien-être » est « libre et spontanée »

La première liberté respiratoire est celle des amplitudes mécaniques

Cela signifie que les deux ballons (thorax et ventre) peuvent se gonfler (inspiration) et se dégonfler (expiration) au maximum de leurs amplitudes.

La deuxième liberté respiratoire est motrice

Cette motricité permet d’inspirer soit par le ventre, soit par les côtes, soit par les deux. De même en expiration.

La troisième liberté est celle du ressenti corporel

Cette triple liberté est mise au service d’un acte respiratoire spontané, c’est-à-dire d’un acte d’amour qui consiste à sentir nos besoins en oxygène et en énergie, et à les combler. La conséquence d’un tel acte est une sensation de plénitude et de paix. Lorsque nous respirons, nous prenons de l’énergie dans l’air. L’inspiration abdominale permet de prendre l’énergie bois et de nourrir le foie et la vésicule biliaire, l’inspiration costale est liée à l’énergie feu, l’expiration costale au métal, l’expiration ventrale à l’eau). Les dépenses énergétiques se font en fonction des multiples informations auxquelles nous sommes soumis (saisons, climat, événements, émotions…) et de notre activité. Les besoins énergétiques respiratoires variant à chaque instant, une respiration juste varie aussi à chaque instant pour s’y adapter. Toute méthode respiratoire qui nous dit comment « il faut » respirer d’une manière constante et rigide est donc inadaptée, voire dangereuse.

La respiration « mal-être » est superficielle et automatique

Le conditionnement déclenche la perte de notre véritable identité, donc la peur qui va entraîner des conséquences comportementales, corporelles et respiratoires :

Perte de liberté des amplitudes mécaniques respiratoires

La peur va provoquer une rétraction tissulaire, responsable d’une perte de liberté de certaines amplitudes mécaniques respiratoires : diminution des amplitudes de l’inspiration ventrale et de l’expiration costale, c’est-à-dire des amplitudes respiratoires féminines.

Perte de liberté motrice : les automatismes

Les comportements passent de la créativité (amour) à la réactivité (guerre : soumission, rébellion, tyrannie), qui génère mal-être et maladies. L’être non conditionné a une motricité libre et éclairée (absence d’automatisme et ouverture de la conscience). Il inspire en fonction de ses besoins : par le ventre, par les côtes ou par les deux. Le conditionnement supprime la conscience et génère au contraire des automatismes moteurs. Le tyran dit : « Bombe le torse et rentre le ventre ! », position corporelle de la peur. En fixant le corps dans cette position, la musculation déclenche l’obéissance. C’est le tyran qui décide de la mode du ventre plat et impose le modèle sportif : Barbie pour les femmes et Tarzan ou Schwarzenegger pour les hommes. L’interdiction d’être féminin s’exprime par l’automatisme de l’interdiction motrice d’inspirer par le ventre et d’expirer par les côtes. L’obligation d’être masculin s’exprime par l’automatisme de l’obligation motrice d’inspirer par les côtes et d’expirer par le ventre.

Perte de la liberté de sentir

Le tyran dit : « Ne t’écoute pas et travaille. » En l’absence de sensibilité, il est impossible de prendre conscience de ses besoins, donc de les combler.
Ces pertes de liberté rendent impossible l’accès à certaines énergies et nous ne pouvons plus nous approvisionner de ces dernières pour combler nos besoins. Des carences en énergie s’installent, puis le tourment et, enfin, la maladie.

Trois libertés

Comment faire de l’acte respiratoire un acte d’amour créateur de bien-être ?

Il est nécessaire que cette respiration redevienne libre et spontanée et, pour cela, de s’éveiller et sortir du conditionnement.

Sortir des automatismes et récupérer la liberté motrice

C’est-à-dire celle de choisir la partie du corps avec laquelle respirer (thorax ou ventre). Lorsque nous sommes conditionnés, nous sommes branchés sur le pilotage automatique qui nous pousse à poser à notre insu des actes de guerre qui génèrent le mal-être. Il va donc être nécessaire de prendre conscience de ces automatismes en créant des expériences corporelles qui vont les révéler. Pour sortir de ces automatismes qui sont faits d’interdits et d’obligations, il est nécessaire de couper le pilotage automatique, de réveiller le pilote et de lui demander de prendre le pilotage manuel pour nous emmener vers le bien-être. Sur le plan respiratoire, cela veut dire prêter attention, éveiller sa conscience, se concentrer pour s’autoriser les amplitudes respiratoires féminines interdites, c’est-à-dire l’inspiration ventrale et l’expiration costale. Le problème est que les nombreuses rétractions et contractures liées à la peur interdisent ces amplitudes.

Récupérer la liberté mécanique d’amplitude

Il est donc nécessaire d’étirer ces contractures pour soulager les angoisses et retrouver les amplitudes manquantes. Quels muscles sont contractés dans la peur et comment les étirer ? Un exercice respiratoire très précis peut nous y aider. Chaque inspiration va devenir le prétexte pour étirer et soulager les muscles les plus contracturés.
Les contractures musculaires tirent suffisamment fort sur les vertèbres pour provoquer des micros luxations osseuses, c’est-à-dire des lésions ostéopathiques. Remettez les vertèbres en place sans traiter les contractures et ces lésions récidivent. Si les contractures disparaissent, les contraintes mécaniques baissent et les récidives ostéopathiques sont plus rares.
Si le corps est un hologramme, pour qu’un muscle se rallonge entièrement, il est nécessaire d’harmoniser toutes ces lésions ostéopathiques osseuses organiques et péricardiques. Imaginons que ces lésions soient corrigées, et que les muscles se relâchent.
Comme la peur est responsable des contractures, il est également nécessaire d’apprendre à se rassurer pour que ces muscles conservent leur relâchement et leur longueur. Quelles conditions exactes peut remplir le thérapeute pour être efficace dans l’art de rassurer ? Savons-nous encore créer un monde de respect, de protection et d’amour qui permette d’augmenter l’espace de liberté et d’apprendre à aimer pour créer du bien-être ? Si l’on est efficace dans cet art, les contractures disparaissent et il est possible de récupérer toutes les amplitudes respiratoires.
Sortir des automatismes et retrouver une liberté d’amplitude me donne la liberté de chercher toutes les énergies dont j’ai besoin. Cela ne me sert pas à grand-chose si je ne sais pas de quoi j’ai besoin. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de retrouver la liberté de sentir.

Retrouver la liberté de sentir

Le ressenti étant interdit par le conditionnement, il va donc être nécessaire de se concentrer dessus pour le retrouver. Introduire le ressenti dans l’exercice, c’est introduire la conscience dans le corps et l’acte.
Notre conditionnement occidental privilégie l’analyse (fonction du cerveau gauche), l’action et une attention branchée sur l’extérieur pour combler nos besoins (dépendance), c’est-à-dire notre côté masculin. Cela s’exprime sur le plan respiratoire en favorisant l’inspiration par les côtes et l’expiration par le ventre. Ce conditionnement ignore, voire interdit, les valeurs féminines. Le cerveau droit (ressenti, intuition synthèse), la passivité et l’intériorité (autonomie) sont pratiquement absents des programmes scolaires. L’expiration par les côtes et l’inspiration par le ventre sont très réduites. Le soumis va obéir à ces ordres (obligation de masculin et interdit de féminin), faire de la musculation et favoriser l’expiration par le ventre. Le rebelle va faire le contraire et se retrouvera dans une prison symétrique et opposée : obligation de féminin et interdit de masculin, et favoriser l’inspiration par le ventre. Que fait l’être libre ?

Un acte respiratoire spontané

Notre gourmandise peut évoluer. Au début, nous goûtons au plaisir de l’esclave : la récompense. Puis nous prenons conscience que la récompense n’est pas l’amour mais la guerre car elle implique l’esclavage. Nous prenons conscience qu’être tyran (gagner la guerre) est moins mauvais qu’être esclave. Nous nous rebellons, devenons tyrans et goûtons aux avantages de cette position. Mais est-ce le bien-être ?
Rassurer, offrir un espace de liberté qui permette l’expérience de l’amour en vérité qui déclenche le bien-être en pleine conscience gourmande va permettre de réaliser à quel point l’amour est bien meilleur que gagner la guerre. Cette expérience ouvre la liberté de choix entre l’amour et la guerre. Il nous reste à en tirer la leçon, choisir le meilleur et à être cohérent par rapport à nos choix. Mettre l’exercice au service de son propre bien-être, c’est devenir le maître de l’exercice.
Le ressenti va nous permettre de prendre conscience de nos besoins énergétiques qui vont s’exprimer par des envies respiratoires qualitatives (envie de respirer avec telle partie du corps pour obtenir telle énergie). Nous respirons alors, pour la première fois depuis notre enfance, de manière spontanée et pouvons à nouveau combler nos besoins. Si notre respiration est spontanée, c’est que nous sommes redevenus spontanés et que tous les actes que nous posons dans cet état d’être sont des actes libres créateurs de bien-être.

Les bienfaits

Bien-être corporel

Les contractures musculaires disparaissent, ce qui procure une sensation délicieuse d’espace et de détente, appelée lâcher-prise.

Bien-être énergétique

L’acte spontané nous permet de nous approvisionner de l’énergie dont nous avons besoin. La chute du métabolisme de base signe une diminution des dépenses en énergie, donc des fuites. La fatigue chronique disparaît. Nous retrouvons toute notre énergie.

Apaisement du mental

L’activité cérébrale diminue et le cerveau consomme moins d’oxygène. La respiration s’apaise. Les besoins en oxygène étant moins importants, nous assistons à une baisse de la fréquence et de l’amplitude respiratoires. Le mental devient immobile et silencieux.

Nous devenons le maître du temps

Nous faisons l’expérience corporelle de « ici et maintenant ». « Je suis tellement bien ici que je ne suis pas pressé d’aller ailleurs. Je suis tellement bien maintenant que je ne suis pas nostalgique du passé ni impatient de l’avenir. De telle sorte que je prends le temps de goûter l’instant et d’en profiter pour découvrir que présent égale cadeau. »

Les perceptions justes

Dans la peur et le mal-être, nous avons une perception noire de nous, de l’autre et du monde, appelée illusion. Dans un état de non-peur, nous devenons capables de percevoir la vérité, c’est-à-dire l’abondance, la beauté et la perfection. Ce n’est pas nous qui changeons, ni le monde, mais notre perception. Nous passons de l’illusion et la naïveté à la justesse et la vérité, nécessaires au discernement.

Prises de conscience et discernement

L’expérience corporelle est un révélateur qui amène des prises de conscience. Il serait dommage de ne pas en tirer la leçon et de ne pas examiner de plus près nos croyances erronées, causes de nos peurs, pour nous en libérer.

Le « temple »

Dans la non-peur, nous avons accès au « temple », ce lieu de notre conscience abritant une « présence sacrée ». Nous baignons dans un océan d’énergie amour de telle sorte que nous pouvons faire le plein de cette énergie dont nous avons tant besoin, que nous cherchons vainement à l’extérieur, pour découvrir qu’elle est tout simplement disponible à l’intérieur de nous. Nous découvrons qu’il est possible d’être autonome et de nous délivrer des dépendances. Nous n’avons plus besoin de compenser par la nourriture, l’alcool, le tabac, la drogue, le sexe et la consommation.

Vers un état méditatif

Selon les traditions, cet état de bien-être s’appelle état méditatif, recueillement, expansion de conscience, état d’unité, être relié au Divin, renaître en tant qu’être libre. Cette expérience nous fait découvrir que l’état méditatif est accessible à tous en quelques heures et n’est pas exclusivement réservé à une élite. Dans cet état, nos cellules sont ouvertes et l’âme, qui est tout amour, ainsi libérée, peut s’exprimer vers l’extérieur et rayonner la joie.

Pour en savoir plus